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France 2030 : 16 lauréats de l’appel à projet logistique 4.0

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16 projets logistiques innovants en matière de digitalisation, de décarbonation ou d’adaptation au changement climatiques bénéficieront d’une enveloppe de 20M€ dans le cadre du plan d’investissement France 2030.
Le ministre des transports, Philippe Tabarot, a annoncé le 19 septembre la liste des lauréats de l’appel à projet logistique lancé en 2025 dans le cadre du programme d’investissement France 2030. Opéré pour le compte de l’Etat par l’Ademe et représentant une enveloppe globale de 20 M€, cet APP s’inscrit dans le cadre du soutien à l’innovation et à la modernisation du secteur « transport » et relève plus spécifiquement de la stratégie nationale logistique, lancée en 2022, qui vise à améliorer l’efficacité et la compétitivité de la logistique. « L’ambition de cette troisième édition de l’appel à projets Logistique 4.0 est de permettre à des innovations concrètes de se développer et de devenir demain de nouveaux standards de l’économie », rappelle le ministère dans un communiqué.
Sur plus de 60 projets déposés, 16 projets lauréats ont été retenus pour leur capacité d’innovation en matière de digitalisation des chaînes logistiques, de transition écologique et d’adaptation au changement climatique.
- Le projet ADI-U, porté par Chereau, La chaine logistique du froid, Stef et Transfrigoroute, vise à développer, expérimenter et standardiser une solution digitale universelle de prévention du risque d’anti-démarrage inopiné des véhicules frigorifiques lors des opérations de mise à quai. Le consortium cherche à concevoir un dispositif interopérable connectant véhicules, quais et systèmes d’information existants.
- Delivrone et Hexadrone portent le projet Airlogmed de développement d’une solution logistique française de livraison médicale par drone entièrement automatisée et intégrée à la chaîne logistique des établissements de santé.

- L’éditeur de solution télématique S3P Web bénéficiera du soutien de l’Etat pour son projet Alphya de développement d’un réseau de gestion et de mise à disposition de bornes de recharge électrique pour poids lourds. La solution s’appuie sur une plateforme logicielle intégrant réservation, supervision technique en temps réel, gestion automatisée des sessions et de la facturation interentreprises, tout en garantissant l’interopérabilité avec les opérateurs de recharge existants.
- Le projet BPLI, d’AI Cargo Fondation, Bourse Premium Profressionnel et IN Group, vise à fluidifier et digitaliser les échanges entre chargeurs et transporteurs, notamment autour de la lettre de voiture électronique et des futurs échanges réglementaires (eFTI). Il permettra à des acteurs utilisant des solutions numériques différentes d’échanger des données et documents de transport de manière interopérable et de confiance, en s’appuyant notamment sur le réseau Logist-X et des mécanismes d’identité numérique.
- L’AUTF, Fleetenergies et l’institut Louis Bachelier portent le projet Cleanfleet Connect visant à développer une plateforme de mesure, de traçabilité et de pilotage économique de la performance carbone du transport routier de marchandises, fondée sur des données physiques réelles, contextualisées et vérifiables.

- Intermodes, porté par Buyco, consiste à développer une plateforme numérique combinant les principaux modes de transport – maritime, fluvial, ferroviaire et routier – avec pour objectif d’optimiser les itinéraires, d’améliorer la ponctualité et de réduire les émissions de CO2 grâce à l’intelligence artificielle.
- Autour du projet de cyclologistique Log’Agile sont réunis Fleximodal, Cargonautes, Paul Grandjouan Société d’Assainissement et de Collecte et l’Université Gustave Eiffel. Ce consortium développe des solutions, notamment des véhicules de cyclologistique plus capacitaires et connectés intégrant une technologie de levage, des micro-hubs modulaires pour optimiser les ruptures de charge, différents contenants multimodaux pour le transport sous température dirigée et pour la collecte et le transfert de déchets.

- Porté par Capgemini, Logist-X et Panoptès, le projet Logisphere vise à offrir une traçabilité en temps réel et une optimisation intelligente des flux civils et militaires, notamment multimodaux, ainsi qu’à permettre à des transporteurs peu digitalisés de partager leurs données sur le réseau Logist-X.
- Le projet Marché des territoires vise à développer une infrastructure territoriale hybride associant une plateforme numérique, des lieux physiques de proximité appelés Totems et une organisation logistique mutualisée. Ce dispositif doit faciliter la commande, la préparation, le retrait, la livraison et le retour de productions locales, tout en donnant aux territoires des outils de pilotage, de mesure d’impact et de duplication.
- Porté par Mercadis-Sommimon (MIN de Montpellier), le projet MIN 4 LOG repose sur le déploiement d’un hub mutualisé pour regrouper les flux, réduire les trajets à vide et intégrer des véhicules électriques. Il s’appuie sur un système digital pour planifier, tracer et facturer les opérations, tout en expérimentant des solutions concrètes : ramasse amont, livraisons groupées et lieu de vente collectif.
- Avec Mutastock, l’Eurométropôle de Strasbourg, Le conservatoire national des arts et métier et l’Université Gustave Eiffel veulent concevoir, tester et préfigurer un dispositif de coordination et de mutualisation de la logistique des chantiers du BTP à l’échelle métropolitaine, fondé sur une approche de métabolisme urbain, de données ouvertes et de gouvernance publique multi-maîtres d’ouvrage. L’objectif final est la préfiguration d’un « super-coordinateur » public multi-MOA, capable d’organiser les flux, les plateformes, les accès et les stocks.
- Sider porte le projet Optim’IA de livraison lats mile qui s’articule autour de 4 axes : la conception d’un Plan de Transport Bas Carbone (PTBC) avec massification urbaine et flottes décarbonées ; l’optimisation des flux nationaux par modélisation numérique et jumeaux numériques (REMUS) ; l’automatisation du remplissage des navettes via IA générative (NOE) ; et le développement d’une solution prédictive d’optimisation des ordres de distribution (ODRIA).

- Le projet Repal de Carrefour Supply Chain consiste à développer un dispositif technologique combinant un logiciel SaaS collaboratif de pilotage des flux de palettes, intégré au système d’information de Carrefour, permettant la consolidation des données, le calcul des dettes palettes et la planification des restitutions avec un algorithme de matching multicritères, permettant d’identifier et d’orchestrer des échanges locaux de palettes entre acteurs, en substitution de transports longue distance.
- Orange, l’Ecole nationale supérieur des Mines de Paris, IFPEN, Tellae et AMME sont réunis autour du projet SMILE d’observation et de simulation numérique des flux logistiques et de la mobilité en milieu urbain, fondé sur la signalisation des réseaux radio-mobiles, et de constituer un outil d’intelligence pour les territoires et pour les acteurs de la chaîne d’approvisionnement. Il permettra de fournir les indicateurs-clés normalisés et des simulateurs et modèles d’impact permettant de piloter, démontrer et déployer les aménagements urbains utiles à la décarbonation.
- Axem Technology porte le projet Tag du Futur de Tag RFID miniaturisé à 1 mm³, offrant une distance de lecture de 20 cm indépendamment du matériau support, entièrement compatible avec les lecteurs grand public existants. Réalisé en céramique technique et optimisée d’origine française, il intègre un procédé de fabrication innovant. Le design assure une intégration invisible dans les produits ou emballages, tout en maintenant des performances UHF stables.

- Le projet de Véhicules Industriels de Sofrigam bénéficiera du soutien de l’Etat. Il vise à développer une solution de réfrigération embarquée innovante, adaptée à toutes les chaînes logistiques (urbaines, périurbaines, interrégionales) et compatible avec les motorisations actuelles et futures (électrique, thermique, hydrogène). Cette technologie repose sur l’utilisation d’ammoniac, un fluide frigorigène naturel, pour garantir autonomie, fiabilité et performance thermique tout en réduisant l’impact environnemental.
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