
- Adobestock
CMA CGM, Maersk et Hapag-Lloyd voient leurs résultats baisser au 1er trimestre, plombés par la baisse des taux de fret, malgré une croissance des volumes conteneurisés.
Temps houleux chez les grands armateurs au premier trimestre 2026. Après publication de leurs résultats, les armateurs font face à la baisse des taux de fret qui impacte leur rentabilité. Le CA d’Hapag-Lloyd recule à 4,92 milliards de dollars contre 5,32 milliards de dollars un an plus tôt. Au T1 2026, l’EBIT passe de 487 millions de dollars à une perte de 157 millions de dollars, et l’entreprise affiche une perte de 256 millions de dollars de son résultat net. Ses volumes transportés baissent de -0,7% (3,203 millions d’EVP, contre 3,225 millions un an auparavant) mais le taux de fret moyen baisse de 141 dollars par EVP (-9,6%). De son côté Maersk a annoncé un chiffre d’affaires trimestriel de treize milliards de dollars, en baisse de 2,6 % sur un an. L’EBITDA recule à 1,8 milliard de dollars et l’EBIT tombe à 340 millions de dollars. Les volumes ont pourtant augmenté de +9,3% mais n’ont pas suffit à compenser une baisse des taux de fret de 14 %. Chez CMA CGM, qui a transporté 5,93 millions d’EVP au premier trimestre, soit +1,5 % sur un an, le CA maritime recule de 8,5 %, à 8,02 milliards de dollars. En cause, une baisse de 9,8 % du revenu moyen par EVP, à 1 351 dollars.
Dans un communiqué, CMA CGM explique que « l’escalade des tensions au Moyen-Orient continue d’impacter les schémas du transport maritime et demeure un facteur clé dans l’évolution de l’équilibre du marché et des coûts opérationnels, notamment dans un contexte de hausse des prix du pétrole et d’évolution des taux de fret. Les décisions des États en matière de politiques commerciales et de droits de douane continuent également d’affecter l’organisation des flux du commerce mondial ».
Hapag Lloyd indique dans son rapport financier « qu’en raison de la volatilité des prix des matières premières, les effets négatifs d’une hausse du prix de la consommation de fioul lourd sur la situation financière et les résultats sont désormais, sur la base des hypothèses prévisionnelles, qualifiés de critiques et leur probabilité d’occurrence de moyenne. Dans le contexte des conflits géopolitiques, tels que la guerre russo-ukrainienne et, plus particulièrement, la situation actuelle au Moyen-Orient, et compte tenu de l’incertitude quant à leur évolution, notamment la portée des sanctions et embargos existants et leur impact direct sur les chaînes d’approvisionnement et la production industrielle, il est impossible d’évaluer avec certitude l’ampleur et la durée des conséquences potentielles ».
« Dans le transport maritime en particulier, la volatilité du marché reste élevée et la surproduction du secteur continue de peser sur les tarifs », déclare de son côté Maersk par voie de communiqué. « Le conflit au Moyen-Orient, qui a débuté le 28 février 2026, a ajouté un niveau supplémentaire d’incertitude. Le trafic dans le détroit d’Ormuz reste quasiment à l’arrêt. Le conflit a déjà pesé sur le climat économique. La confiance des consommateurs s’est détériorée ».
Autour de ce sujet :
Derniers articles publiés à propos de CMA CGM, Hapag-Lloyd, Maersk










